Naketano Pullover vert

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Naketano Pullover vert

Naketano Pullover vert
Composition : 100% coton Matière : Sweat Conseils d'entretien : Ne pas mettre au sèche-linge lavage en machine à 30°C ne pas repasserDétails du produit Forme du col : Col rond Motif / Couleur : À pois Référence : 2NA22Q010-M11 Naketano Pullover vert Naketano Pullover vert Naketano Pullover vert Naketano Pullover vert
MONGIN Olivier
Les Ch’tis : quelques raisons d’un succès

Le film de Dany Boon joue avec la couleur locale sans s’enfermer dans son Nord natal. Son jeu avec la langue, les préjugés du travail ou la géographie mentale française renvoient à des questions communes. Son scénario est de ce fait moins convenu qu’il n’y paraît et mérite qu’on s’interroge sur les ressorts du populaire et de la popularité. 



LE succès inattendu du film de Dany Boon,  Bienvenue chez les Ch’tis , mérite qu’on s’y attarde. Premier fait significatif, il détient désormais le record d’entrées au cinéma en France, succédant à  La grande vadrouille  (1966), un film comique qui évoquait la Deuxième Guerre mondiale et riait des rapports entre Français et Allemands (1) ! Retour en France donc, dans cette comédie qui nous emmène du sud au nord, de la Côte d’Azur à la région lilloise. Film franco-français ! Certes, mais parler à son propos de localisme, de régionalisme ou bien de « revanche des petits » contre le style  Le Tanneur Sac cabas Swana Rouge foncé
 imposé par le président et les médias depuis un an est tout simplement ridicule. Mieux vaut donc mettre en avant quelques-unes des raisons pour lesquelles ce film a été apprécié par tous les Français et pas uniquement par les habitants du nord du pays.
Une affaire de langue
Tout d’abord ce film, dont le titre parle directement des Chtimmis qui parlent le ch’ti, est une affaire de langue. On y parle le  ch’ti , une langue aux accents mal connus, le québécois des Français du Nord, un parler qui empêche de bien se comprendre entre gens du Nord et gens du Sud. Se jouant des accents et des sabirs comme dans une pièce de Feydeau, le film fait rire des difficultés de traduction que rencontre un homme du Sud, postier de profession, qui monte s’occuper d’une agence postale dans le Nord. Mais au-delà de la difficulté de se comprendre mutuellement par le sens des mots et des phrases, on entend un accent, le ch’ti, qui surprend et amuse. Si risible soit-elle, la question de la langue n’est pas anodine, elle est même au cœur de l’histoire de France depuis la Révolution. Qu’on se rappelle ! L’abbé Grégoire, dans le sillage de l’ordonnance de Villers-Cotterêts et de l’établissement de la grammaire par Malherbe, a arasé les dialectes, les patois et les langues régionales au profit d’une langue unique, celle de la France, et de la grammaire française. Cette politique de la langue a fait l’objet dans les années 1970 d’un ouvrage de trois historiens, Michel de Certeau, Dominique Julia et Jacques Revel (2), qui fut à l’origine d’un compte rendu polémique de Henri-Irénée Marrou dans  Esprit  (3). Impensable de s’en prendre à celui qui avait unifié la langue française ! Alors que le roman républicain est d’autant plus célébré qu’il s’épuise, le retour des accents trouble un pays où l’on ne parle bien qu’en respectant le ton et le style des élites.
De la part d’un comique comme Dany Boon, qui a déjà fait de lon­gues classes sur scène, la langue n’est pas ressentie par hasard com­me une affaire « locale ». Dany Boon est du Nord comme Brice est de Nice (4). Si les grands burlesques sont muets, ils peuvent être compris, du fait de leurs gesticulations corporelles, aux quatre coins du mon­de. Un comique « parlant » est toujours, depuis la  Patagonia FJORD Chemise gris
, de quelque part : le  dottore  est de Bologne, le marchand de Venise, Polichinelle est de Naples et Arlequin de Bergame (5). La publication récente du  Complexe de Cyrano  permet de comprendre les effets de la politique de la langue et le rôle des accents au cinéma. Michel Chion y rappelle, en s’appuyant sur une multitude d’exem­ples, que le cinéma français n’aime pas les accents. Et de prendre l’exemple de l’un de nos metteurs en scène à succès, Francis Veber, qui ne se préoccupe que de la structure formelle des sketchs et du scénario comique. Il fait « naturellement » parler tous ses comédiens de la même manière, de Jacques Villeret à Gérard Depardieu en passant par Thierry Lhermitte et Pierre Richard. Pourtant, le cinéma français ne valorise pas une langue « neutre » car il oscille entre un parler familier et un parler hyperchâtié. C’est ici qu’intervient Cyrano de Bergerac : 
« Qu’incarne Cyrano de national ? D’abord son individualisme, et en­suite cette façon écorchée de jouer le langage sur le plan de l’affirmation de soi, du défi, cette préoccupation de la bravoure verbale – ou au contraire de la nullité verbale. Cette fascination profonde de l’échec aussi : il brille par ses mots mais il perd tout et s’en targue (6). »
Comme Cyrano, il faut parler « précieux » au cinéma, faire preuve de subtilité, maîtriser la grammaire et la rhétorique si l’on veut être entendu, tout le reste n’est que parler familier et sans envergure. Pas assez beau pour séduire naturellement comme son rival Christian de Villeneuve, Cyrano doit séduire avec les mots. À défaut d’y parvenir, il ne reste plus que le parler familier qui frise la vulgarité. Ce n’est que dans ce dernier cas que l’accent peut intervenir, mais sur un mode caricatural : l’accent du plouc rural à la Bourvil dans  La jument verte , l’accent parigot avant et après la guerre, l’accent du Midi qui renvoie aux pagnolades et l’accent pied-noir, caricaturé à l’extrême dans les films à épisode  La vérité si je mens , une satire des mœurs du quartier du Sentier. L’affection des metteurs en scène français pour l’accent des belles étrangères (Jean Seberg, Romy Schneider, Jane Birkin) prouve mieux que tout autre exemple que l’accent n’est pas trop français. Pour le reste, de Jean-Pierre Melville à Jean Renoir, le cinéma hexagonal fait taire les accents (7).
La culture populaire n’est ni la télé, ni le camping
Avec ce film on découvre que ceux qu’on appelle, non sans mépris, « les petites gens » (ceux qui ont une vie « quotidienne », comme si ce n’était pas le cas des autres) vivent mieux qu’on l’imagine. Mais qui découvre cela ? Les élites, les scénaristes ? Dans un pays qui connaît mal ses « bourgeoisies », ne sait pas trop qui sont les classes moyennes périurbaines (celles-ci sont ignorées du cinéma français, à la différence du cinéma américain, de Robert Altman à Tim Burton) et devient orphelin du monde ouvrier, on réduit la culture populaire à la consommation télévisuelle. Le cinéma français ne montre le plus souvent le peuple que dans les campings ou dans des lieux de vacances. Cela ne va pas sans caricature, si l’on en juge par  Dupont Lajoie  où Jean Carmet incarnait le personnage d’un violeur. De même qu’on ne parle qu’« une » langue et que les langues se croisent peu, il faut un temps de « vacance » et de vide social pour que des groupes hétérogènes puissent se rencontrer. Le succès des  Shine Original Chemise bleu
, de  Camping  et de  PullBear Jean large
 illustre cette inépuisable tradition du film populaire de vacances qui repose implicitement sur l’analogie entre un camping et un plateau de télévision. L’un et l’autre sont des espaces de jeu, de rencontre et d’animation (8).
Les Ch’tis  échappe à ce type de cinéma et parle du peuple du Nord en renversant précisément la représentation caricaturale et outrancière que la France peut en avoir. La culture du nord de la France, comme celle de la Belgique et des pays du Nord, affectionne particulièrement les marionnettes géantes ( Quand la mer monte  de Yolande Moreau et Gilles Porte, 2002) et le carnaval ( Karnaval  de Thomas Vincent, 1999), autant de ressorts de la culture populaire. Dans les terres du Nord, les rituels carnavalesques n’ont pas disparu et ils favorisent les inversions de position propres à l’art comique. À force de proclamer que la culture est nulle et nivelée et que la télévision l’a remplacée, on oublie de faire écho à ces expressions de la culture populaire et à ses accents carnavalesques. Tout le film s’appuie sur la profusion des renversements, à commencer par celui du nord et du sud quand la dépression (celle de la femme du postier qui monte dans le nord) est méridionale et la joie nordique.
Les perdants et les gagnants
dans le nouveau monde industriel
Enfin, et c’est peut-être le point crucial, alors que le Nord est toujours perçu à travers le prisme de l’échec, le film montre qu’il ne s’en sort pas si mal. En effet, le Nord a connu une désindustrialisation violente et douloureuse. C’est la fermeture des mines, ce sont les friches industrielles et la désertification des corons. Bref, c’est la fin d’un monde mais aussi la fin du monde quand on voit les images du Nord à la télévision ou dans le caricatural  Un long fleuve tranquille  de Chatiliez, avec ses deux familles Groseille et Le Quesnoy. Si l’actualité n’est pas toujours au zénith (9),  Les Ch’tis  évoque autre chose que la catastrophe de la fin du monde industriel. Certes, les mineurs et les ouvriers ne sont plus là, les personnages du film travaillent dans le secteur public, dans un bureau de poste en voie de modernisation. Mais la poste, c’est tout un message : il faut échanger, se parler, s’écrire, ne pas être enfermé chez soi. Il ne suffit pas d’être bien dans le local, celui-ci doit anticiper sa place dans un monde globalisé et donc mobile. Mais ce n’est ni un documentaire, ni un drame social ancré dans la réalité du monde du chômage ou du travail, à l’image du cinéma belge des frères Dardenne ni un film sur une entreprise mondialisée (10). C’est un film comique !

Le « coût caché »

Mais au-delà de cette offre particulière, la LLD est-elle une bonne affaire pour l’automobiliste ? « Outre le fait que l’on connaisse le budget du véhicule, la LLD est aussi accessible sans apport, ce qui peut être bénéfique pour les ménages ne disposant pas d’un capital important » affirme Georges-Etienne Andrieu.

Seul bémol, selon ce spécialiste : « Il peut y avoir un coût caché, au moment où l’on rend le véhicule après quelques années. S’il est abîmé, des frais de remise en état assez importants peuvent être facturés, poursuit-il. Il faut donc particulièrement prendre soin de sa voiture avec ce type de contrat. »

L’homme de la modernité

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  • Bête de télé, Mélenchon l'est aussi sur le net. Il est le candidat le plus " image " de cette campagne, qui a lancé sa chaîne Youtube. Car la télé, ce n'est plus seulement la télé, ce sont aussi tous les écrans où l'on peut faire de la télé. Mélenchon est l'homme de la modernité. De la même façon qu'en transformant une partie de ses meetings en revue de presse à la Guy Bedos, il a révolutionné aussi le genre, le tout en s'inspirant, Ô paradoxe!, de ce qui se fait de mieux aux Etats-Unis en matière de rénovation de la mise en forme des réunions publiques… Entre télé de papa et smartphone des enfants, il parle à tout le monde…

    Cette forme particulière et moderne de communication lui permet d'entrer en résonance avec ce qui fait le sens de sa campagne. Dans son genre, Mélenchon a aussi compris que les thématiques liées à l'identité, à la culture, à la perte de sens républicain étaient fondamentales. Et il en a tiré les conclusions.

    On ne l'a pas assez dit, mais le grand rassemblement de la France insoumise, place de la République à Paris, était d'abord et avant tout gaullien et hugolien. Une manifestation authentiquement républicaine. Quelques drapeaux rouges, ici et là, mais surtout une présence massive, énorme, de drapeaux tricolores. Et un discours en adéquation avec l'image produite. France de gauche. France républicaine. France insoumise. Ce jour-là, Mélenchon a réussi la synthèse entre Hugo et de Gaulle. La IIIe et la Ve accouchant de la VIe en direct, sous l'oeil des caméras de BFMTV et Cnews.

    Place de la République, l'image et le discours se voulaient porteurs des grands mythes de la gauche et de la République et, il faut bien le reconnaître, ce fut parfaitement exécuté, jusque dans le ton adopté par Mélenchon qui, à l'évidence, avait opté pour une scansion, en mode théâtral,  rappelant les plus grandes heures de la fondation de la Ve République. Ou de la IIIe. En attendant la VIe. Bien pensé. Bien vu. Melenchon n'est pas l'homme des accords d'appareils avec un parti écologiste fantôme, comme on n'osait plus le faire depuis 1956, façon Guy Mollet et Jacques Chaban-Delmas, tel Hamon négociant un mois avec Jadot pour des clopinettes, il est l'homme du peuple, qui va au peuple.

    Le plafond de verre Mélenchon

    Les électeurs les plus à gauche de la gauche socialiste ou social-démocrate ne s'y sont pas trompés, d'autant que le lendemain, à Bercy, Benoît Hamon a commis l'erreur de persister à se présenter en candidat permanent des délégués de classe encartés MJS, salués par si peu de drapeaux tricolores, et se présentant, micro autour de l'oreille en gentil animateur social pour conférence Ted'X. Ni fondateur, ni républicain.

    Ainsi positionné, moderne dans la forme, traditionnel dans le fond, en jouant de l'imagerie républicaine et historique sur YouTube, Mélenchon est en passe (objectivement aidé par Macron et réciproquement) de réaliser son rêve. Effacer le  Parti socialiste  qui s'est détourné de l'héritage de Mitterrand. Dont acte, l'affaire est en bonne voie.

    Cela dit, toute situation étant porteuse de son contraire, demeure le plafond de verre Mélenchon. Il est clivant. Désespérément clivant. Comme Hamon ou Fillon, il oppose des France à d'autres France. D'un côté les riches et les nantis. De l'autre les travailleurs et les besogneux. Il n'entend pas être le candidat des réconciliations françaises, et il en paye le prix. Par ailleurs, trop souvent encore, péché mignon, il ne résiste pas à la tentation de faire peur avec lui-même à la télévision. Le leader de la France insoumise adore effrayer le bourgeois, y compris le bourgeois en recherche de centre gauche. Forcément, ces deux handicaps majeurs, qu'il ne se donne pas les moyens d'atténuer, limitent la portée du momentum qu'il vient de saisir.

    Cela étant, l'essentiel est en passe d'être acquis. Si Mélenchon passe devant le candidat du PS au soir du 23 avril, il en résultera un tremblement de terre politique qui changera durablement la face de la gauche. " On ne peut rien contre la volonté d'un homme " constatait Mitterrand. Disons ici que la volonté de Mélenchon est en passe de s'accomplir. Autrefois, Malraux disait qu'entre " les gaullistes et les communistes, il n'y a rien ". Après le 23 avril, il est possible que l'on puisse dire qu'entre Mélenchon et Macron, il n'y a rien.

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